Le lac Phoksundo entouré de falaises, dans le Haut-Dolpo

Au cœur du Haut Dolpo

Dans les confins tibétains du Népal

Dolpo, Népal

Durée
24 jours23 nuits
Type
Trekking
Difficulté
Altitude max
5 350 mCol de Kang La
Groupe
4 à 12 personnes
Meilleure période
  • J
  • F
  • M
  • A
  • M
  • J
  • J
  • A
  • S
  • O
  • N
  • D

Le Haut-Dolpo compte parmi les régions les plus reculées et les plus préservées du Népal. Longtemps fermée aux étrangers et toujours soumise à un permis d'accès restreint, elle a conservé, à l'abri de la modernisation, un mode de vie et des traditions d'influence tibétaine et bön que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans l'Himalaya népalais. Ce trek conduit au cœur de cet isolement, jusqu'aux eaux turquoise du lac Phoksundo et aux monastères bâtis à flanc de falaise qui font battre le cœur spirituel de la région.

Le voyage débute à Katmandou. Un vol pour Nepalgunj puis pour Juphal ouvre le trek, qui suit d'abord la rivière Thuli Bheri jusqu'à Suligad Ghat, franchissant ponts suspendus et forêts de cèdres. Le sentier gagne ensuite Chhepka puis Renje, avant de rejoindre le village de Ringmo, aux maisons de terre et aux chörtens (monuments bouddhistes) couverts de drapeaux de prière. C'est là qu'apparaît le lac Phoksundo, aux eaux d'une limpidité saisissante, où une journée est réservée à l'acclimatation et à la découverte du mode de vie tibétain des habitants. Le trek se poursuit le long de la rivière Phoksundo Khola jusqu'à Phoksundo Bhanjyang, puis franchit le col de Kang La (5 350 m) pour atteindre Shey Gompa, monastère kagyupa fondé au XIe siècle et dont l'histoire remonte au saint Padmasambhava — une nouvelle journée y est consacrée à l'acclimatation et à la visite du site. L'itinéraire traverse ensuite les villages de Namgung et de Saldang, puis Yangtze Gompa, monastère bön, avant de rejoindre Sibu et Jeng La Phedi. Le franchissement du col de Jeng La (5 220 m) ouvre la descente vers la vallée de Dho Tarap, où une deuxième journée d'acclimatation permet de visiter plusieurs monastères des environs. Le retour se fait par les prairies de Karma Kharka, Khanigaon, Tarakot et Dunai, avant un vol retour vers Nepalgunj puis Katmandou.

Ce trek exige une réelle autonomie : les étapes sont longues, trois cols de plus de 5 000 m doivent être franchis, et plusieurs nuits se passent sous tente dans des sections dépourvues de tout hébergement. Trois journées d'acclimatation jalonnent l'itinéraire pour permettre à l'organisme de s'adapter progressivement à l'altitude. Une bonne condition physique et une expérience de la randonnée en terrain isolé sont nécessaires pour aborder ce voyage dans de bonnes conditions.

Les meilleures saisons pour ce trek sont le printemps (avril à juin) et l'automne (septembre à novembre), lorsque le temps est le plus stable, le ciel dégagé et les vues sur les sommets himalayens les plus nettes. Le printemps apporte fleurs sauvages et paysages alpins verdoyants, tandis que l'automne offre un air vif, des sentiers secs et une excellente visibilité.

Au-delà de l'effort physique, ce voyage est avant tout une rencontre : celle d'une culture bouddhiste tibétaine préservée par l'isolement, de monastères vieux de plusieurs siècles et de communautés dont l'hospitalité reste intacte. Notre partenaire local, fort de son expérience de cette région exigeante, vous accompagne pas à pas dans cette immersion au cœur de l'un des derniers sanctuaires himalayens.

Les temps forts

  • Culture et traditions du Dolpo

    À l'abri de l'isolement, la région a préservé un mode de vie ancestral d'influence tibétaine et bön, unique au Népal.

  • Le lac Phoksundo

    Ses eaux turquoise d'une limpidité rare, encadrées par le massif du Kanjirowa Himal, en font l'un des plus beaux sites naturels du pays.

  • Shey Gompa et Yangtze Gompa

    Ces monastères séculaires, l'un kagyupa fondé au XIe siècle, l'autre dédié à la religion bön, sont les cœurs spirituels du Haut-Dolpo.

  • Le parc national de Shey Phoksundo

    Une traversée à travers forêts de cèdres et de genévriers, canyons rocheux et hauts pâturages, jusqu'aux cols de Kang La (5 350 m) et de Jeng La (5 220 m).

  • L'accueil des Thakuri et des communautés nomades

    Le long du sentier, l'hospitalité des villages de Ringmo, Saldang ou Dho Tarap offre une rencontre authentique avec les habitants du Dolpo.

Itinéraire

Jour 1Arrivée à Katmandou et transfert à votre hôtelKatmandouAltitude de la nuit1 400 m

À votre arrivée à l'aéroport international Tribhuvan, un représentant de notre partenaire local vous accueille et vous conduit à votre hôtel à Katmandou. Le reste de la journée est libre, pour récupérer du voyage avant le trek, et un dîner de bienvenue vous est offert le soir. Nuit à Katmandou (1 400 m).

La journée est consacrée à la préparation de ce long trek en grande partie autonome : vérification du matériel et derniers achats. Selon le temps disponible, vous pouvez aussi visiter les sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO de la vallée de Katmandou — Pashupatinath, Bouddhanath, Swayambhunath et la place Durbar figurent parmi les principaux. Nuit à Katmandou (1 400 m).

Tôt le matin, un vol vous emmène à Nepalgunj : la vue passe des hauts sommets himalayens aux plaines du Teraï. Nepalgunj, ville proche de la frontière indienne, surprend par sa chaleur et son atmosphère très différentes de Katmandou. Selon le temps disponible, vous pouvez en découvrir les quartiers principaux avant le départ vers le Dolpo le lendemain. Nuit à Nepalgunj (150 m).

Un vol matinal conduit à Juphal (2 475 m), point de départ du trek. Le sentier descend aussitôt vers la rivière Thuli Bheri, puis la longe, en traversant plusieurs cours d'eau et hameaux, jusqu'au confluent avec le Suligad. De grandes forêts de cèdres précèdent l'arrivée au hameau de Suligad Ghat, où le premier camp est installé. Nuit à Suligad Ghat (2 080 m).

Le sentier franchit plusieurs ponts en direction de Ruktang, alternant montées et descentes jusqu'à l'embranchement qui mène au lac Phoksundo, puis à Chhepka. Depuis Chhepka, le chemin gravit une petite crête, puis remonte le long du cours d'eau jusqu'à Renje. Nuit à Renje (3 010 m).

De Renje à Ringmo, la journée est une montée soutenue. Le sentier franchit des ponts de bois au-dessus de la rivière Pungmo, tandis que la Phoksundo se devine au fond de la vallée. À Ringmo, les maisons en terre, les chörtens et les murs de mani (pierres gravées de prières) enduits de boue témoignent de l'influence tibétaine qui imprègne toute la région. Une courte marche conduit ensuite au lac Phoksundo, niché au pied des montagnes. Nuit à Ringmo (3 660 m).

Cette journée de repos et d'acclimatation est consacrée à la découverte du village de Ringmo et des rives du lac Phoksundo, dont les berges offrent une vue dégagée sur le massif du Kanjirowa Himal. Ringmo abrite une population dont le mode de vie, la cuisine, l'architecture et les vêtements portent la marque de l'influence tibétaine ; les nombreux chörtens du village portent les prières de ses habitants. Nuit à Ringmo (3 660 m).

Le sentier longe la rive du lac Phoksundo à travers une végétation dense, sur un chemin pierreux qui demande de la prudence. Il traverse ensuite de verts pâturages qui laissent place à la plaine alluviale du torrent Phoksundo, où le camp est installé sous tente : première nuit en autonomie complète, loin de tout hébergement. Nuit à Phoksundo Khola (3 630 m).

Le petit-déjeuner se prend au bord de la rivière Phoksundo Khola, dans un cadre paisible. Le sentier monte ensuite par une vallée glaciaire, où il rejoint la rivière Ghyampo Kapuwa. Plusieurs ponts de bois à franchir et une montée soutenue conduisent à Phoksundo Bhanjyang, d'où le col de Kang La (5 350 m) se détache nettement à l'horizon. Nuit à Phoksundo Bhanjyang (4 120 m).

Le sentier gravit d'abord le col de Kang La (5 350 m), raide et souvent glissant, point culminant de cette section du trek. Le sommet du col offre un panorama saisissant sur les chaînes environnantes. La descente serpente à travers des pâturages où paissent les troupeaux, surveillés par des bergers, jusqu'à ce que les chörtens de Shey Gompa apparaissent, signe de l'arrivée à ce monastère isolé. Nuit à Shey Gompa (4 343 m).

Cette deuxième journée d'acclimatation est consacrée à la visite de Shey Gompa, dont l'histoire remonte au temps du saint Padmasambhava. Premier monastère kagyupa du Népal, il aurait été fondé au XIe siècle. La visite s'étend à la montagne de Cristal voisine, lieu de pèlerinage des bouddhistes de la région, avant le retour au camp. Nuit à Shey Gompa (4 343 m).

Le chemin traverse des forêts de genévriers avant de descendre dans un canyon rocheux. Une succession de lacets et de blocs rocheux mène à un col à 5 094 m, deuxième franchissement à plus de 5 000 m du trek. La longue descente qui suit, plein nord, révèle une bâtisse de pierre rouge accrochée à la paroi d'une gorge : le monastère de Namgung, qui annonce l'arrivée au village du même nom. Nuit à Namgung (4 360 m).

En quittant Namgung, le sentier gravit une pente puis se poursuit sur des chemins de montagne secs. L'effort est récompensé par une vue dégagée sur Saldang et, en contrebas, la rivière Nagon. Les premiers hameaux annoncent l'arrivée à Saldang, village caractéristique du Haut-Dolpo, où vous pouvez échanger avec les habitants. Nuit à Saldang (3 620 m).

Le sentier file plein nord depuis Saldang, alternant montées et descentes jusqu'à la rivière Nagon. Il passe par les petits hameaux de Tiling et de Kaigaon, où une pause déjeuner est prévue, avant d'atteindre Yangtze Gompa. Ce monastère, qui relève de la religion bön, se visite en fin de journée, et vous pouvez échanger avec les moines qui y vivent pour mieux connaître leurs traditions. Nuit à Yangtze Gompa (4 960 m).

L'itinéraire repasse ensuite par Saldang avant de suivre le lit de la rivière Nagon, jalonné de chörtens, de cultures en terrasses et de pierres mani. Il longe la rive gauche de la rivière jusqu'à Sibu. Nuit à Sibu (4 560 m).

Le chemin suit le torrent Nagon vers l'est jusqu'au confluent de deux petits cours d'eau, puis se poursuit jusqu'au pied du col de Jeng La. Plus aucune habitation à cette altitude : le camp est installé sous tente à Jeng La Phedi, prêt pour la traversée du col le lendemain. Nuit à Jeng La Phedi (4 700 m).

Le sentier monte jusqu'au point culminant du col de Jeng La (5 220 m), d'où le regard embrasse un vaste panorama de sommets enneigés. La descente, par un sentier accidenté, rejoint la vallée de Tarap en passant par le monastère de Tokyu. Le chemin longe ensuite la rivière Thakchiu Khola jusqu'à Dho Tarap. Nuit à Dho Tarap (3 944 m).

Cette dernière journée d'acclimatation permet d'explorer la vallée de Dho Tarap et ses monastères : Dhoro Gompa, Shipchaur Gompa et Ribo Bhumpa Gompa figurent parmi les sites que l'on peut visiter autour du village, où les échanges avec les habitants complètent la découverte de cette communauté du Haut-Dolpo. Nuit à Dho Tarap (3 944 m).

Le sentier descend dans une vallée qui s'élargit avant de se resserrer en gorge, parmi les genévriers et les roses sauvages. Il atteint le confluent du Tarap Chu et du torrent Lang, puis les vastes prairies de Karma Kharka, où le camp est dressé face aux collines verdoyantes. Nuit à Karma Kharka (3 800 m).

Le chemin suit la gorge de la rivière Tarap, longeant plusieurs anciens emplacements de camp installés sur ses berges. Gorges étroites et dalles de pierre rythment le chemin jusqu'à Lammchaur puis Laina Odar. Plusieurs ponts de bois à franchir précèdent l'arrivée au camp de Khanigaon, au bord de la rivière. Nuit à Khanigaon (3 150 m).

Le chemin traverse de luxuriantes forêts puis suit la rivière jusqu'à Tarakot, où cultures en terrasses et maisons de terre annoncent le retour vers des altitudes plus basses. Après une pause déjeuner, la descente se poursuit le long de la rive de la Thuli Bheri jusqu'à Dunai. Nuit à Dunai (2 000 m).

Depuis Dunai, le chemin reste globalement plat, le long de la Thuli Bheri, traversant cultures en terrasses et villages, dont Dhupichaur, Rupgad et Motipur, jusqu'à Juphal, point de départ et d'arrivée du trek dans le Haut-Dolpo. Nuit à Juphal (2 475 m).

Un vol court mais spectaculaire relie Juphal à Nepalgunj, dévoilant un dernier panorama sur les sommets enneigés et les collines arides du Dolpo. Un vol de correspondance vous ramène ensuite à Katmandou, au-dessus des collines du Népal du centre-ouest. La fin de la journée est libre pour flâner dans les marchés de la capitale et chercher quelques souvenirs, et un dîner d'adieu célèbre la réussite de votre trek. Nuit à Katmandou (1 400 m).

Un représentant de notre partenaire local vous accompagne à l'aéroport international Tribhuvan pour votre vol international.

Informations pratiques

Meilleure période pour partir

Les meilleures saisons pour le trek du Haut Dolpo sont le printemps (avril à juin) et l'automne (septembre à novembre), quand le temps est généralement stable, avec un ciel dégagé, des températures agréables en journée et de spectaculaires vues sur les sommets himalayens. Le printemps apporte fleurs sauvages et paysages alpins verdoyants, tandis que l'automne offre un air vif, des sentiers secs et une excellente visibilité. Le trek est aussi possible en hiver, mais les cols peuvent être obstrués par la glace ou la neige.

Ce que comprend le prix

Inclus

  • les nuits en hôtel 3 étoiles, en chambre partagée, avec petit-déjeuner
  • les nuits sous tente, en hébergement partagé
  • un dîner de bienvenue et un dîner d'adieu
  • 3 repas par jour pendant l'itinérance
  • un demi-litre d'eau midi et soir pendant l'itinérance
  • une boisson chaude à l'arrivée de l'étape du jour pendant l'itinérance

Non inclus

  • les déjeuners et dîners à Katmandou
  • les friandises et en-cas
  • les suppléments chambre individuelle
  • les boissons autres que celles mentionnées incluses
  • les douches et l'eau chaude pendant l'itinérance
  • la blanchisserie

Inclus

  • les transferts aéroport-hôtel des vols internationaux
  • les transferts aéroport-hôtel des vols domestiques
  • les vols internes
  • les transports par route

Non inclus

  • les vols internationaux
  • les frais d'excédent de bagages sur les vols internes
  • les vols en hélicoptère

Équipement